L’abeille, un insecte qui ne manque pas de piquant

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L’abeille n’est pas agressive. En principe, l’abeille n’attaque que si l’on s’approche trop près de sa ruche.
Celles que nous avons l’habitude de voir se poser de fleurs en fleurs sont les butineuses.
Elles sont au dernier stade de leur vie et mourront certainement pendant la besogne que représente la récolte du nectar des fleurs.
Si elles piquent, elle savent qu’elles mourront car leur dard est parsemé de crochets. Pour le retirer de leur victime, elle l’arracheront ainsi que la poche à venin.
leur préoccupation est de trouver le pollen qui constitue la base des protéines qu’elles consomment et le nectar qu’elles transformeront en miel et qui leur apporteront l’énergie pour travailler.
Elles fabriquent la propolis  à partir de la résine de certains arbres. Celui semblant leur en apporter le plus serait le peuplier.
Mais le bouleau, l’aulne et d’autre végétaux en fournissent aussi aux abeilles.
Cette résine mélangée à la salive des insectes a des vertus aseptisantes antibiotiques et contribue à la bonne santé de la ruche.
 

Les abeilles sont sensibles aux odeurs. Les parfums peuvent les attirer et l’une d’elles pourrait se poser dans vos cheveux.
Il est compréhensible d’être inquiet si ça arrive. Surtout si elle s’attarde, augmentant notre temps d’angoisse en nous demandant quand et si elle nous piquera ?

Personnellement, je ne me suis jamais fait piquer quand une d’entre elles se posait dans mes cheveux.
Pourtant, je suis toujours tenté de lancer ma main le plus rapidement pour l’écraser.
Quand je l’ai fait, je me suis fait piquer à coup sûr.
Je me suis donc promis de la laisser et d’attendre qu’elle veuille bien s’envoler.
Depuis, je n’ai pas essuyé de piqures dans cette situation.
 
Il faut être persuadé que si on s’affole en la chassant ou en faisant de grands mouvements quand elle s’approche, elle ne s’enfuira pas. Elle ne craint pas même un ours qui pillerait son miel et, le charge.
Elle fera donc la même chose avec l’imprudent qui la défierait.
Vu la taille de chacun, il y a plus de chance que nous ne parvenions pas à la tuer avant qu’elle ne nous plante son aiguillon dans la peau.
Si elle s’installe sur votre main ou ailleurs ou cela est possible, soufflez dessus et elle s’envolera.
Ne la touchez pas avec l’autre main car elle pensera que vous l’agressez.
Chaque jour, les abeilles butinent des centaines de fleurs.
leur travail contribue au bien-être de l’humain.
la pollinisation des arbres fruitiers dépendent des insectes pollinisateurs dont l’abeille est en pointe pour ce qui est obtenir une bonne récolte.
Il en est de même pour nos légumes, de nos petits fruits et de la perpétuation de nos fleurs.
 

Il est des périodes ou leur agressivité peut augmenter.Par exemple par temps d’orage ou parfois, en période d’essaimage.

Il est évident que chacun peut être amené à être piqué par une abeille ou par un autre hyménoptère.
Tout le monde ne réagit pas de la même manière et si les piqures restent douloureuses pour tout le monde, certains n’auront qu’une réaction locale avec un petit gonflement  et des rougeurs.
d’autres feront une réaction allergique bénigne due à une réaction exagérée de l’organisme au venin.
La réaction pourra donc s’étendre à tout le membre avec des gonflement plus importants. Ces réactions étant plus gênantes que dangereuses.
Le troisième groupe est constitué de véritables allergiques qui peuvent rapidement se trouver en état de choc avec arrêt cardiaque pouvant conduire au décès. La r&action se produisant très rapidement.
Ce groupe étant fort heureusement très minoritaire.
 
Me situant dans le deuxième groupe et étant apiculteur, j’ai rencontré le docteur Rame praticien au CHU de Besançon et allergologue.
Il m’a assuré qu’il n’était pas nécessaire dans mon cas, d’envisager une désensibilisation.
Il m’a donc prescrit des antihistaminiques que je m’efforce d’avoir avec moi quand j’interviens dans mes ruches.
Il faut aussi savoir que le venin des abeilles n’est pas de la même composition que celui des guêpes.
Quelques règles de prudence peuvent être appliquées.
– Faire attention si on marche pieds nus dans l’herbe.
-Savoir que les parfums peuvent attirer les hyménoptères
– Savoir que la viande peut en attirer d’autres si vous pique-niquez ( guêpes frelons )
– Que les fruits bien mûrs et sucrés sont séduisants aussi.
– Que les grands gestes sont interprétés comme de l’agression.
La meilleure attitude est de garder son calme et de ne pas s’affoler.
Si vous devez enlever le dard et la poche à venin d’une abeille, n’appuyez pas sur la poche pour ne pas inoculer le reste du contenu.
L’idéal étant la pince à épiler. Saisir le dard le plus haut au niveau de la peau.
Ne pas oublier qu’une guêpe ne laisse pas de dard.
La chaleur ou le chlore  seraient connus pour détruire  le venin.
 
L’abeille reste un animal sauvage que l’on doit respecter.
Nous savons tous que qu’elle est en péril dans les campagnes à cause des pesticides.
De nouveaux parasites les affaiblissent comme le varroa qui est un acarien venu d’Asie.
L’abeille asiatique sait s’en défendre mais pas celle d’Europe.
Il faut donc apporter des traitements pour parvenir à limiter son développement dans la ruche. Car on ne sait pas encore le détruire complètement.
Cet acarien se nourrit de l’hémolymphe qui représente le sang des larves et des abeilles, affaiblissant ainsi les ruches et pouvant causer leur mort au cours de l’hiver.
Besançon ne faisant pas exception à ce fléau.

En  espérant  que cet article vous aide à mieux les connaitre  et à apprécier le rôle qu’elles jouent dans nos écosystèmes.

La prochaine fois que vous verrez travailler ces étonnantes petites créatures, gardez à l’esprit qu’elles sont vos alliées et qu’elles améliorent votre vie.

Ma chère abeille, si tu te présentais ?

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    Il existe plusieurs races d’abeilles parmi nous.

    Rien qu’en France, on  dénombre un millier et presque 3 fois plus en Europe.

  D’autres espèces appartiennent à d’autres continents.

  En France celle qui est le plus connue est l’Apis Mélliféra signifiant parmi les appelations, abeille à miel.

    Beaucoup d’entre-nous ne produisons pas de miel. On pourrait dire qu’il s’agit de la majorité. Et toutes ne vivent pas en colonies et c’est le cas de l’abeille  solitaire.

 Nous faisons partie de la même famille des hyménoptères que la guêpe, le frelon la fourmi ou le bourdon.

 

Seule la reine est capable d’engendrer une descendance en s’accouplant une seule fois dans sa vie lors de son unique vol nuptial avec plusieurs faux bourdons. Ce qui  va permettre un brassage génétique car les mâles n’hésitent pas à venir d’autres ruches et vagabondent de l’une à l’autre afin de féconder toute reine vierge s’élançant de la ruche.

    Elle peut vivre entre 3 et 4 ans.

    Les faux bourdons qui se seront accouplés mourront après car une partie de leur appareil génital se déchirera.

    Les autres, nous les tuerons, nous les ouvrières lorsqu’arrivera l’automne afin de ne pas nourrir des bouches inutiles, pendant l’hiver. Ces messieurs ne piquent pas et n’ont pas de dard.

 On distingue deux types d’abeilles parmi nous.

Celles d’été, qui vivront environ un mois et celles d’hiver qui engendrées au début de l’automne vivront plusieurs mois et s’occuperont le la reine tout au long de la saison froide. Elles seront là quand les températures augmenteront et que la reine se remettra à pondre. Ensuite, elles laisseront la place à la nouvelle génération.

     

    Une ruche peut se composer en moyenne en été de 80 000 à 100 000 individus pour 10 à 15 000 en hiver. Il faut une température de 13° centigrade pour qu’on sorte  dehors.

    Un rayon de soleil bien placé en hiver nous permettra de sortir vider notre ampoule rectale.

    En toute saison nous ne souillerons jamais notre ruche d’excréments.

     

    L’ouvrière d’été sera d’abord employée à nettoyer la ruche comme le ferait une femme de ménage.

    Les responsabilités augmentant elle deviendra nourricière et apportera nourriture en qualité et quantité aux larves.

    Elle prendra soin également de la reine.

    Les glandes cirières se développant, elle sera affectée à la construction des cellules des rayons. L’inclinaison de ces derniers sera dirigé vers le haut afin  d’éviter que le miel ne coule.

    Gardienne de la ruche elle ne laissera entrer aucun intrus.

    Avant que notre brève vie ne prenne fin nous  la terminerons comme butineuse. Nous prélèverons du nectar des fleurs mais aussi de l’eau, du pollen et de la  propolis que nous stockerons dans notre jabot.

    Nous pouvons nous déplacer dans un rayon d’action d’environ 3 km à une vitesse moyenne de 20 km/h et pendant une quinzaine d’heures par jour.

    Nous mourrons lors d’un dernier vol.

     

     

    Outre les glandes cirières qui nous permettent de produire la cire, nous disposons des glandes appelées Nassanov.

    Grace à elles, une odeur imperceptible à l’homme nous permet de nous reconnaître en tant que membre d’une même ruche. Elle servent également à battre le rappel en     cas de besoin.

    Vous connaissez nos glandes à venin et vous vous en méfiez. Nous ne piquons qu’en cas de nécessité absolue. Car le fait de sortir notre dard et de le planter dans la   peau d’un intrus déchire une partie de notre abdomen et entraine notre mort. celui-ci animé par des contractions continuera à s’enfoncer. Si vous pincez la poche pour le retirer, vous vous  injecterez un supplément de venin.

    Mieux vaut le retirer avec des pincettes juste après la poche et avant l’aiguillon.

     

Il faut savoir que l’abeille a fortement réduit en population à cause des pesticides déversés. On considère qu’une moyenne de 4kg par personne serait épandu en  France. Les villes devenant bien souvent des refuges pour ces insectes. De nombreuses communes signant la charte  » abeille sentinelle de l’environnement  » et bannissent toutes utilisations de     produits phytopharmaceutiques.

    En Europe 30% à 40% des abeilles ont été décimés en moins de 10 ans. Cela représente chez nous une disparition de 350 000 ruches par an selon des déclarations de     l’UNAF. Sans un travail de repeuplement de la part des apiculteurs, le drame serait encore amplifié.

    Il était produit 33 000 tonnes de miel dans notre pays en 1995 et on en importait 8 000 tonnes. En 2008, il n’y en avait plus que 20 000 avec la même quantité     d’importation.

     

    La langue est plus courte chez certaines races d’abeilles. Cela l’empêche de butiner certaines fleurs qui ont des corolles profondes.

    La plus courante est certainement l’abeille noire, Mélliféra Mélliféra.

    La mellifera ligustica, appelée couramment « Italienne » (du fait de son origine géographique). C’est elle qui est souvent à la base des hybridations réalisées par les     apiculteurs.

    Il y a aussi la caucasienne (mellifera caucasica), une abeille à l’aspect grisé du fait de ses nombreux poils. Elle vient du Caucase.

    On trouve la carniolienne (mellifera carnica). Son aire d’origine est située en Autriche.

    Aujourd’hui la préférée de nombreux apiculteurs est la Buckfast, cette abeille a été créée à partir de croisements de multiples races et est une hybride.

  Pour repérer plus facilement les reines ont les marque avec une pastille de couleur ou d’une tache de peinture spéciale.

 Un code permet de reconnaître l’année de naissance.

 Les années se terminant en :

    -0 ou 5, on marque en bleu

    -1 ou 6 en blanc.

    -2 ou 7 en jaune.

    -3 ou 8 en rouge

    -4 ou 9 en vert.

    Donc, une reine née cette année 2014 sera marquée en vert et en rouge en 2013.

     

     

    Il faut savoir que plus la reine vieilli moins elle produit d’œufs et donc de butineuses. La ruche devenant moins forte.

    Lors de l’essaimage c’est toujours la jeune qui reste et l’ancienne qui s’en va.

     

    Ces quelques informations vous reviendront à l’esprit quand vous verrez dans une fleur butiner cette infatigable travailleuse.

     

    Texte ManuNuma

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La taille des arbres fruitiers, à quoi ça sert ?

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Le but de la taille à partir d’un scion qui est un jeune arbre greffé d’un an est d’en faire un sujet adulte équilibré avec des branches charpentières solides capable de supporter les branches secondaires dites sous charpentières ainsi que les nombreux fruits qui viendront se former dessus.

Cette taille s’appelant la taille de formation.

En hiver, on taille les arbres à pépins quand les températures sont positives. L’idéal dans le nord de la France étant fin février et courant mars, avant le débourrement.

Les arbres à noyaux se taillant de préférence après la fructification, quand ils sont adultes.

Dans nos vergers bisontins, on pratique la taille en gobelet. Elle a la particularité de ne pas avoir de faitière, c’est à dire d’axe centrale. L’arbre est évasée un peu comme un bol. Il en existe d’autres comme la taille pyramidale.

Dans un 1er temps et souvent chez le pépiniériste, le scion qui représente un simple axe centrale sera taillé de trente à cinquante cm de haut en gardant les 3 ou 4 yeux juste en dessous de la coupe et en éborgnant ceux plus bas.

Cela aura pour effet de provoquer des ramifications sur les yeux restants. Ramifications qui deviendront les branches charpentières.

Dans le cas d’un arbre tige ou demi tige, le pépiniériste aura greffé sur le porte greffe et avant la variété fruitière qu’on appelle le greffon, un intermédiaire. Celui-ci aura pour but de représenter le tronc Il y aura donc une greffe au niveau du collet qui soudera le porte-greffe et l’intermédiaire et une autre sous les 1eres branches qui lieront l’intermédiaire et la variété fruitière voulue.

Ceci permettant d’avoir des arbres de grands volumes et de grandes dimensions.

 

On gardera la 2eme l’année, 3 ou 4 branches qu’on taillera d’environ un tiers et on supprimera les autres.

Elles ne devront pas être trop rapprochées et bien être répartie sur tout le pourtour de l’arbre.

De ce fait, on obtiendra notre charpente de base et on évitera d’avoir trop de branches qui auront une grosseur moyenne parce qu’elles seront nombreuses et qu’elles se feront concurrence.

Au terme de cette 2eme année, l’arbre pourra être vendu en pépinière. Généralement, on achète des arbres de 2 ans ou de 3 ans. Mais il est tout à fait possible d’acheter un scion et de former l’arbre, soi-même

La troisième année on sélectionnera 2 sous charpentières sur chaque branche principale qu’on taillera d’un tiers. En fait la longueur de la taille se décide en fonction de la vigueur de l’arbre.

Plus on est en présence d’un végétal vigoureux et cela s’applique à tous les végétaux, plus on laissera un rameau long.

La vigueur se voit par la quantité, la robustesse et la longueur des pousses que le végétal a émit dans l’année. 

Si l’arbre est peu vigoureux, et cela surprend généralement l’arboriculteur novice, on taillera d’une façon plus courte ce qui aura pour effet de stimuler la pousse.

Sur des arbres aux porte-greffes peu vigoureux comme les palmettes, on pratique la taille tri-gemme. C’est à dire la taille à 3 yeux. On ne laisse que 3 yeux sur la pousse de l’année. Donc une taille très courte.

Il faut savoir qu’il faut toujours tailler sur un œil dans la direction ou on veut que la pousse aille. Donc généralement sur un bourgeon extérieur.

Sur un bourgeon intérieur, la branche ira à l’intérieur du végétal.

Le but de la taille étant, entre autre, d’aérer l’intérieur pour que le soleil et la lumière puisse passer.

A partir des sous-charpentière, on choisira plusieurs branches fruitières qu’on sélectionnera en fonction de leur position. Le but étant de remplir notre surface aérienne sans la surcharger. Ensuite, on verra apparaitre des ramifications latérales qui porteront la fructification.

Il est très important de na pas oublier d’éliminer les rejets éventuels qui démarrent à partir du porte-greffe. Sinon, ce dernier nourrira en priorité ce qui est une partie de lui et finira par délaisser la partie greffée.

Certains porte-greffes et certaines variétés de fruits comme les pruniers ou les pêchers sont sujet aux drageonnement plus que d’autres.

Il faut garder à l’esprit que les rameux qui poussent verticalement feront exclusivement des bourgeons à bois. La sève n’étant pas freinée, elle arrive en abondance et irrigue généreusement ces rameaux qui poussent vigoureusement.

Les rameaux qui poussent horizontalement reçoivent moins de sève car celle-ci est freinée par différentes courbures. C’est exactement ce qu’il faut pour que des bourgeons à fleurs puissent se développer.

Le fait de tailler sur un œil qui se trouve en dessous de la branche ou le fait d’arquer cette dernière d’une façon artificielle favorise ces freins de sève et par la même, la fructification.

Néanmoins, il ne faut pas vouloir mettre la charrue avant les bœufs. La préoccupation 1ere du jardinier arboriculteur quand il est en présence d’un jeune arbre à former, et de lui construire une bonne charpente et pas de voir comment il peut anticiper pour obtenir en priorité des fruits même si l’idée s’avère tentante.

Notre fruitier aura besoin de toute son énergie et de toute sa sève pour se forger une imposante ossature qui permettra par la suite une abondante récolte.

 

La taille d’entretien qui s’applique aux arbres adultes consiste à supprimer les branches qui se croisent ou qui rentrent vers l’intérieur, qui sont sèches ou cassées ou abimées.

La taille de restauration s’applique à des arbres qui n’ont pas été suivis depuis longtemps et dans lequel règne un imbroglio et beaucoup de vieux bois.

Le but est de rajeunir la couronne en favorisant l’émission de nouveaux jeunes bois.

Si la taille se voudrait sévère, il ne faut pas oublier qu’il ne faut pas tailler de plus d’un tiers du volume aérien par année. Cela afin de trop stimuler la nouvelle pousse et de se voir envahi de rejets sur les branches ainsi que sur le tronc.

Le volume racinaire étant égale à celui aérien, il apportera toujours la même quantité de nourriture ce qui stimulera une pousse vigoureuse du fait qu’il y ait moins de bois à nourrir.

Dans le cas ou sur vos arbres, des gourmands ( rejets ) se forment,  supprimez-les quand ils sont jeunes. Généralement en mai/juin. La sève nourrira ainsi que les parties qui vous intéressent.
De plus, il sera aisé de les casser et avec seulement un doigt  car ils sont fragiles et cassants à cette époque.

Sur ces quelques conseils, vous devriez être armés pour entretenir votre parcelle dans quelques semaines.

Texte : ManuNuma Besançon.

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Le jardin apprivoisé

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Le jardin apprivoisé

Les prix de la nourriture ne cessant d’augmenter et pour essayer de résoudre ce problème, de plus en plus de gens cherchent à entretenir un jardin potager ou un verger. La conjoncture économique n’est pas la seule raison pour laquelle de plus en plus de gens s’improvisent jardiniers.. Le travail de la terre apporte une détente de l’esprit non négligeable dans ce monde tendu et permet d’avoir une activité physique saine. Le jardinage permet également  d’obtenir des légumes ou des fruits exempt de pesticides et aux qualités gustatives  et nutritionnelles supérieures. Il existe toute une série de suggestions pratiques qui permettent de réussir son jardin même si on est un débutant.

La rotation des cultures est l’un des principes fondamentaux pour bien gérer un jardin et ne pas carencer son sol. Il permet d’utiliser au maximum les ressources naturelles de sa terre.

Cela signifie que sur un emplacement donné et ou on aura mis une famille de légumes, on mettra une autre famille de légumes à la plantation suivante.

Par exemple, si on a mis des choux qui sont de la famille des crucifères ou aujourd’hui appelée famille des brassicacées  on pourra y planter un légume d’une autre famille.

Les principales étant :

Les cucurbitacées comme les potirons

Les apiacées comme les carottes

Les fabacées  appelés aussi légumineuses comme les pois et les haricots.

Les solanacées comme la pomme de terre la tomate ou l’aubergine.

Les amaryllidacées anciennement liliacées ou on y trouve l’ail et l’oignon. On comprend donc qu’il faut apprendre à connaitre la famille des légumes que nous avons l’habitude de planter pour bien pratiquer la rotation des cultures.

Au verger également quand on remplacera un arbre par un autre, on veillera à mettre là ou il y avait un fruitier à noyaux, un autre à pépins. Et vice versa.

Le déplacement d’une famille de plantes d’un emplacement du jardin fera que des parasites aimant se nourrir d’un type de plantes défini peineront à se multiplier et à proliférer causant par la même occasion des dégâts à nous fruits ou nos légumes.

 

Pour information, je vous indique qu’une famille de végétaux se détermine sur la STRUCTURE des fleurs ou des fruits ou des organes qui la compose et elle se termine en  » acées « .

Dans la famille des rosacées, on y trouve des plantes aussi diverses que le fraisier ou le framboisier mais aussi en passant pas les roses, le pommier, le poirier, le cerisier, le prunier ou le pêcher.

Autre suggestion importante, l’assolement.

L’assolement est la division de notre jardin en plusieurs petites parcelles ou soles. Elle contribue à une bonne rotation des cultures.

Des légumes font bon ménage entre eux et se protègent mutuellement.On connait ce processus sous le terme de compagnonnage végétal.  On dit que les haricots éloigneraient les doryphores et les pommes de terre protègeraient les haricots de la bruche.

Que carottes d’une part et oignons et poireaux d’autre part, se protégeraient de la mouche qui les parasitent grâce à leurs odeurs puissantes qui les masqueraient à l’odorat de leur prédateur respectif.

Les anciens avaient l’habitude de laisser faner les poireaux 48h au soleil avant de les repiquer pour les  » endurcir.

Je me souviens avoir lu ça dans un vieux livre, il y a longtemps. Il faudrait que je le recherche dans ma bibliothèque mais j’ai tellement de livres y compris vieux sur le jardinage/arboriculture qu’il me faudra un bout de temps pour le retrouver.

Un sol propre est indispensable pour que les plantes poussent sans concurrence.

On se débarrassera donc des adventices. Le terme mauvaise herbe n’est pas approprié car peu d’herbes sont mauvaises. On pourra lui préférer celui d’herbe sauvage. Adventice étant le mot le plus approprié.

Personnellement , je ne désherbe jamais. Je  » griffe  » mon sol tous les 8/10 jours. Cela a pour effet de maintenir la terre aérée et évite ce qu’on appelle le phénomène de battance. Phénomène que l’on constate quand le sol est bien mouillée et qu’ensuite le soleil l’assèche. Il se forme une croute dure que l’on a du mal à casser. C’est cela le phénomène de battance.

Les racines ayant un besoin d’air aussi important que celui de l’eau pour pousser.

Les anciens disaient aussi :

Un binage vaut deux arrosages. Cela veut dire que si la terre est meuble, l’arrosage sera plus bénéfique parce que l’eau pénétrera plus profondément dans le sol qui se dessèchera moins vite.

Il ne faut pas oublier qu »un arrosage en pleine été et en plein après-midi quand il fait chaud ne sert absolument à rien si ce n’est à perdre son temps.

La plante pour éviter l’évapotranspiration ne boit pas et n’a aucun échange avec l’extérieur.

Le soir venu quand les températures auront baissées, l’eau se sera évaporée et nos espoirs d’humidifiées nos plantes avec.

Pour ces mêmes raisons, on ne fait aucuns traitements de soins puisque les stomates qui sont les pores de la plante sont fermées.

Les plantes qui ne reçoivent pas ou peu de matières organiques produisent plus d’hydrates de carbone, donc des sucres et moins de minéraux et de protéines..De nombreux insectes comme les pucerons mais pas que, raffolent de ces sucres et les attaquent de ce fait plus volontiers.

La nature ayant horreur du vide, paillez votre sol tant que faire se peut.

On peut utiliser les tontes de pelouses ou de prairies non grainées et sèches pour éviter moisissures et champignons.

Le BRF est un excellent paillis. Ces trois lettres voulant dire : Bois Raméal  fragmenté.

C’est ce qui résulte du broyage de rameaux ou de branches frais et incorporés frais. Car il s’y trouve de la lignine qui se dégrade rapidement.

La lignine stimulant la vie du sol.

Si vous tailler vos arbres et les broyez, incorporez rapidement dans vos massifs cette manne végétale. On exclura le pin et les résineux en général parce qu’ils acidifient la terre. Et beaucoup de plantes n’aiment pas.

Les paillis de chanvre ou de lin sont moins onéreux que les écorces de cacao et sont en général produit localement. Ce qui a un impact écologique évident si on considère l’aspect du transport pour les écorces de cacao.

 

Ces quelques suggestions pourront vous aider à faire de votre jardin, votre verger, un lieu ou vos plantes s’épanouiront sous votre bienveillante surveillance.

Texte : ManuNuma Besançon

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La pollinisation des arbres fruitiers

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 La pollinisation constitue un des facteurs les plus importants d’une mise à fruits importante et régulière du verger.

Ce mot signifiant : transport du pollen.    

   

        Le pollen étant la substance fécondante contenu dans les organes mâles des fleurs.    Donc, l’organe femelle (pistil) d’une fleur a besoin du pollen de l’organe mâle (étamine) pour être fécondée et fructifier.

    Beaucoup de jardiniers arboriculteurs amateurs ignorent que la majorité des variétés fruitières sont autostériles. Quelques uns seulement sont autofertiles. Ce qui  signifie dans ce dernier cas que les organes femelles de la fleur parviennent à être pollinisées par leur propre pollen.

Nous n’entrerons pas dans les complexités de la génétique mais ça signifie que pour une même espèce, que ce soit pommiers avec pommiers ou poiriers avec poiriers ou cerisiers avec cerisiers, etc. etc ,  il faudra plusieurs variétés différentes dans la même espèce,    pour une bonne pollinisation et donc une mise à fruits abondante.

Ce phénomène étant connu sous le nom de pollinisation croisée. 

    Dans tous les cas de figure, il y aura une mise à fruits plus abondante quand la fleur d’un arbre fruitier est fécondée par la fleur d’une autre variété mais en  restant bien entendu dans la même espèce comme cité plus haut.
    On ne fécondera pas une fleur de pommier avec celle d’un cerisier ou d’un poirier.
   
    Il faudra donc veiller à ce que, dans l’espèce, chaque arbre fleurisse à la même période d’où l’existence d’un tableau des compatibilités afin de faire un choix adéquat.

    Car comme beaucoup le savent il existe une précocité et une tardiveté dans les végétaux,  au verger comme au  potager.

    La connaissance de ces éléments est une notion importante quand on décide de d’investir dans l’exploitation d’un verger d’amateurs.

     

    Texte :

Les dieux du stade

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Bien avant que nous ne naissions, il y a des milliers d’années en Palestine, Galilée venait de découvrir que la terre était plate. Sa femme aussi l’était et ça, ça !!! ça  le désolait au plus haut point.

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Comme on peut le comprendre, cela favorisait les disputes.

Les 3eme olympiades d’été venant de s’ouvrir à Jérusalem et de nombreux athlètes faisant leur arrivée. La frénésie s’empara de la foule, les acclamations se mêlant aux applaudissements et aux hurlements des filles surexcitées.

A la télévision qui à l’époque était en noir et blanc, un speakeur informe que  l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, les mèdes, les perses, la Grèce , Rome ainsi que les gaulois et les juifs et beaucoup d’autres vont participer à cet évènement sportif planétaire et il souhaite à tous, bonne chance.

Tous les hôtels sont pleins et Jules César lui même a fait le déplacement accompagnée de la très belle Cléopâtre.

Au Sofitel ou il ont pris leurs quartiers, ils s’apprêtent à se reposer.

Mais subitement, on entend  tout un remue ménage dans la chambre voisine.

Une porte s’ouvre brutalement, des bruits de course, un homme revêtu d’une simple serviette autour de la taille se met à poursuivre une femme de chambre dans le couloir de l’étage.

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Au moment ou il va parvenir à agripper la femme, le malheureux dérape sur une savonnette qui trainait et chute dans un juron.

C’est quand même pas de chance pour le monsieur qui était et qui reste dans tous ses états.

Vol plané, serviette qui se dénoue et qui vient atterrir sur la tête de notre soubrette, la soubrette n’y voyant plus rien, glisse, perd son collant, perd son porte-jarretelles et se retrouve toute nue.

Des fois hein, il se passe des choses bizarres que l’on a du mal à comprendre…

La police arrive puis menotte le client et l’emmène au poste pour s’expliquer.

Méli mélo, en tout cas dans la précipitation du départ, le client se retrouve revêtu avec les bas résilles les talons aiguilles et le string de la bonne quand on l’embarque dans le panier à salades.

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La servante quant a elle a toujours la serviette de toilette sur la tête. Quoi qu’il en soit, ça l’arrange bien car elle ne veut pas qu’on la reconnaisse au JT du 20h.

L’enquête étant toujours en cours, nous attendrons son aboutissement pour y voir plus claire.

Tout le monde, sauf le client et la bonne, se prépare à aller au stade ou doivent se tenir les premières épreuves.

Nous allons assister à la course du relais 4X100m messieurs. L’évènement est très médiatique. Toutes les caméras sont au rendez-vous, ainsi que des grands reporters.  Et il y a un record à battre.

Les médias attendent déjà à l’endroit de l’arrivée.

Les concurrents doivent passer sous un long tunnel pour regagner la piste de départ.

Chacun échafaude sa propre tactique de course en tenant bien précieusement le bâton de relais qu’il devra transmettre dans les meilleures conditions à ses coéquipiers.

Calé dans les starting-blocks de départ à la ligne quatre, la tactique des thraces est de sortir du virage en tête pour forcer les adversaires à faire un gros effort pour les rattraper.

Jaillissant comme de beaux diables, ils s’élancent donc à l’assaut de la médaille d’or.

Mais les apôtres qui représentent Israël ne sont pas décidés à s’en laisser compter. Pas question de s’endormir sur ses lauriers, ils se lancent donc sur les traces des thraces.

Pierre, Paul puis Jacques seront les premiers à courir. Puis viendra le tour de Judas qu’on appelle aussi le traitre.

D’ailleurs celui-ci les a invités à manger la veille de la course, dans une oasis verdoyante et près d’un puits au pied du majestueux mont des Oliviers ou il a installé son camping-car.

Le soleil vient de se coucher sur les montagnes couvertes d’oliviers et les chauds rayons du soleil viennent de tirer leur révérence.

Une certaine agitation se produit dans la tente. On entend un bruit de vaisselle dans la cuisine.

La femme de Judas dit le traitre qui s’appelait Tuf’ Tuf’ et qui était dite la traitresse préparait le repas.

Elle essuyait des verres avec son torchon quand les invités arrivèrent.

Les hommes acceptèrent une coupe de son vin d’apéritif de pêches qui était délicieux.

L’odeur appétissante du diner commençait à parvenir jusqu’aux narines des apôtres et leur ouvrait l’appétit.

Elle leur avait préparé un diner mexicain qu’elle avait extrêmement épicée. Du Chili con carne.

C’était la première fois qu’elle en faisait. Elle avait décidé d’innover et elle n’avait pas lésiné sur le piment.

Pendant tout le repas, Judas servit des verres d’eau aux convives tant il avait soif.

Les invités eux, faisaient ce qu’ils pouvaient et ça n’était pas simple, pour ne pas montrer combien le repas était immangeable  afin de de pas passer pour des mauviettes mais également pour ne pas vexer la cuisinière qui s’était donné à fond.

Quand ils causaient, ils avaient l’impression que des flammes sortaient de leur bouche. C’est dans cet état qu’ils allèrent se coucher, craignant à tous moments d’incendier la pinède.

Harissa-bo

Dans le milieu de la nuit, ils furent pris de violentes coliques et étaient en sueur. Leurs intestins étaient en feu car ils n’étaient pas habitués à autant d’épices.

Ça faisait bien 10 litres d’eau qu’ils buvaient tant ils avaient soif et posèrent de la glace sur leur front. Judas et Tuf’ Tuf’, les traitres, ne l’emporteraient pas au paradis, avaient-ils tous pensé.

Les 100 000 places du Stade olympique étaient toutes prises.  Les rues de Jérusalem était  déserte car tout le monde était devant son poste de télévision.

Le départ de la finale du 100 mètres allait être donné.

– À vos marques !

Prêts !

On entendit claquer le coup de pistolet du départ.

Mathieu démarra très mal. Il se sentait lourd et avait des gaz, il n’arrivait pas à digérer les haricots en grain. Les autres apôtres aussi avaient des ballonnements. Tant que, leurs adversaires déposèrent un recours tant l’air était vicié.

Nos saints ne pouvant retenir leurs vents, la commission anti-dopage ne badina pas sur ce sujet sur les disqualifia.

Sans titre 2

Le premier cas de dopage fut révélé. La substance incriminée fut le Tabasco.

A l’épreuve suivante un concurrent belge se prépara à lancer le marteau.

Le soleil venait juste de se coucher en cette agréable soirée.

Dans le gradin d’honneur, César multipliant les orgies se faisait vomir pour la huitième fois afin de pouvoir se remettre à table.

Nouant sa serviette autour du cou, il saliva déjà en voyant s’approcher un délicieux potage à base de vermicelles.

Notre athlète qui était myope, voyait double et malheureusement louchait était surnommé par sa famille et ses amis Pierre Richard car il multipliait les gaffes à tel point que personne ne pouvait l’égaler.

Notre ami belge qui de surcroit avait un gros rhume s »élança puis tourna,tourna, tooooourna sur lui-même s’arque-bouda puis y jeta toute son énergie  et expédia l’engin le plus loin possible.

On entendit plus le moindre bruit dans le stade, chacun retint son souffle, on entendit voler une mouche.

Et l’inquiétude se lut sur les visages.

Le marteau s’éleva puis tournoya, tournoya, tournoya dans le ciel et atterrit pile-poil dans la soupière royale.

C’était vraiment pas de chance, Jules César qui était en train en blaguer avec Ponce Pilate se retrouva recouvert de vermicelles.

Les pâtes pendaient sur le visage de Jules qui était furieux. Ponce Pilate avait une terrible envie de rire mais il n’avait pas envie de servir de nourriture aux lions avec le belge. Alors il fit semblant d’être désolé.

Le belge sera crucifié avec Jésus, pour lui apprendre les bonnes manières.

Espérons tout de même qu’il ne fera pas de nouvelles gaffes lors de son exécution.

Et comme l’avait annoncé les évangiles Jésus fut tué par un chat.

Par un chat, me direz-vous ? T’es sûr de ce que tu dis, ManuNuma ?

Oui car dans la bible, nous y lisons :

– Jésus est descendu par Minou.

patex

 Le potage de vermicelles fut proscrit dans tout l’empire. Les Sofitel interdirent les savonnettes dans les couloirs et tout le monde rentra chez lui sitôt les jeux terminés, des rêves pleins les yeux.

Ils s’étaient donnés rendez-vous dans quatre ans pour… de nouvelles aventures.

Texte écrit avec les mots imposés suivant :

torchon tunnel glace rhume souhaiter essuyer favoriser égaler.

signature20manu reflet

Noé

Par défaut

Cela commence comme un scénario de film. Au ciel, il pleuvait depuis des jours et des jours. Les nuages étaient imbibés d’eau et il n’y avait plus moyen de s’abriter et de se trouver un petit coin au sec . A tel point que les anges songeaient à déverser le surplus de pluie sur la terre.

Là en bas, on ne s’inquiétait de rien. Les humains se la coulaient douce. Les hommes jouaient à la pétanque en sirotant une bière et plaisantaient avec passion sur les deux parties charnues que forme le derrière des passantes.

Les femmes quant à elle recevaient des copines à la maison et autour d’une tasse de café grignotaient des petits beurres en médisant sur les voisines et en colportant des cancans.

–  Vous saviez que Léa avait un amant ?

– Naaaan…

– Hé ben si !

Mais personne ne lisait la bible et c’était inadmissible.

bible

Il n’était pas loin de midi quand Noé enfila son blouson en peau de phoque et sorti. Dehors, des bouteilles vides trainaient sur le sol et des cendriers de fortune pleins à ras bord, empestaient partout.

Noé se senti plus seul que jamais. Tout lui paraissait futile. A tel point qu’il était à eux doigts de la dépression.

Passant devant chez lui, il se pencha à la fenêtre de la hutte de Caïn. Celui-ci semblait en transe. Penché en avant sur sa chaise, le corps crispé et les yeux plongés sur l’écran de télévision, il regardait le match de foot opposant le Cameroun au Brésil.

C’était le match de coupe du monde et le Brésil son équipe préférée était en train de jouer. Plus qu’une minute de jeu pour faire la différence et dans le stade, il se faisait un silence de cathédrale.

Impatiemment, il attendait la rencontre suivante. Il s’agissait de France/Afrique du Sud. Rien n’était sûr qu’elle serait diffusée car les joueurs français étaient en grève.
Au loin, on entendait les vouvouzéla.
Dans la cuisine, on commençait à sentir la bonne odeur des lentilles qui mijotaient doucement sur le feu.

bible et plat de lentilles

L’arbitre accorda un pénalty imaginaire aux africains. Il devait y avoir anguille sous roche, c’était évident car ça sentait la triche à plein nez.

Caïn était maintenant sur le bord de sa chaise et au bord de la crise de nerf, les mains levées au ciel. S’il avancait encore un peu, il risquait de tomber par terre et de se rompre les os.

Le buteur s’élança pour tirer et….

…Et… …C’est à ce moment là que sa femme apparut dans l’entrebâillement de la porte et lui lança joyeusement :

– Chéri, chériiii, comment trouves-tu ma nouvelle robe ? Caïn, hors de lui, voulu étrangler cette morue qui lui avait fait louper le but.
Dégouté, il pressa le bouton et éteignit la télévision.

Ce jour-là, rien ne laissait prévoir la catastrophe à venir. Il faisait chaud, voir lourd, et le temps était à l’orage.
Dans un songe, Dieu informa Noé qu’il devait fabriquer une arche et embarquer avec tous les animaux.

Noé regarda sa montre et il vu qu’il était tard. La nuit portant conseil, il verrait le lendemain pour échafauder ses plans.
Peut-être qu’une simple chaloupe suffirait ?

On y mettrait un lapin ou deux des tortues ainsi que quelques baies pour nourrir tout le monde et le tour serait joué.

Mais le projet divin était grand et il fallait se mettre à l’ouvrage sans tarder. Il allait falloir construire un gigantesque bateau.

Malheureusement, il n’avait aucune formation en construction navale. Juste un CAP de dessinateur. Mais c’était décidé, il appellerait sa création :
le Costa Concordia.

Le plus difficile fut de regrouper et de faire monter tous les animaux dans le navire. En effet, il y en avait toujours un pour faire des siennes et aller se cacher dans un fourré.

Néanmoins, c’est avec un sourire aux lèvres qu’il acheva son œuvre et qu’il pu l’admirer

Le temps avait laissé la place aux nuages et il plut sans discontinuer. On se plu donc, bien au chaud. Mais les problèmes ne tardèrent pas à surgir…

Le rafiot s’étant révélé surchargé et pour ne pas couler dans le fin fond des flots, il avait été décidé de lester du poids.
Et comme on ne pouvait pas gâcher de la nourriture, ce serait des animaux qu’on balancerait à la flotte :?

on coule

Pour compliquer l’histoire, personne n’avait voulu être volontaire. Donc, on jouerait au jeu des chaises musicales et le perdant serait jeté dans la mer.Il ne restait plus que l’éléphant, le crocodile, le raton laveur et la girafe dans la partie et la sanction se jouerait sur l’un d’eux.
Tout ce petit monde était donc trèèès occupé à tourner avec frénésie et à guetter une chaise vide, pour s’y précipiter avant les autres.
Les autres tapaient dans leurs pattes au rythme d’un air de musique à la mode de l’époque. Note de musique

Mais… ils n’avaient pas remarqué que les eaux baissaient. Le navire heurta quelque chose qui stoppa sa progression.
Aux hublots, ils purent constater que la coque reposait sur la crête d’une montagne.

Montage gimp-scargots-montagne

Cela paraissait tomber à pic car on ne jetterait personne à l’eau. Mais ça allait être toute une aventure pour descendre. La nuit approchait, le coucher de soleil était splendide mais n’allait pas durer. Bientôt, il allait faire nuit et le ciel s’illuminerait d’une multitude d’étoiles.
Tous reliés à une corde, le piolet à la main, les mousquetons bien ajustés,, ils commencèrent la descente.
Un boa paralysé par la peur se cramponnait à un piton. Il appela à l’aide dans l’obscurité.

Finalement tous nos héros arrivèrent sans encombre dans la vallée.
Ce soir, ça allait être la fête. Ensuite, chacun irait là ou il le souhaiterait.
Noé songea à aller s’établir en Amérique.

affiche-prix-amérique

Mais pour se faire, il allait devoir attendre…

Attendre… Mais attendre quoi ?

Ben…

…Qu’elle soit découverte ! Se tordre de rire

signature20manu

Atelier avec les mots imposés suivants : BAIE CATHÉDRALE BOUTON ANGUILLE PHOQUE ADMIRER PLONGER CONSTRUIRE

De feu et de Sang

Par défaut

C’était jeudi et il devait bien être 3h00 ou 4h00 et je n’arrivais pas à dormir

Debout devant la fenêtre  je constatais que dehors, il avait plu.

La lumière du réverbère laissait perler de fines gouttes d’eau,

J’ouvris les volets et je sentis les effluves qui s’exhalaient des arbres

humides  comme cela se produit parfois juste après une averse.

Une légère brise soufflait dans ma direction et une goutte de pluie qui

suintait sur le toit de la maison s’écrasa sur mon front.

C’était  le milieu de la nuit, regardant l’horloge, je soupirais et je me surpris

à penser en observant l’obscurité et l’absence apparente de vie que tout était

calme.

Trop calme…

Tout autant silencieusement, un chat noir traversa la route passa sous une

échelle puis disparu.

Je venais de faire un rêve qui me laissait perplexe. J’avais rêvé d’un endroit 

ou tous les gens vivaient  en paix les uns avec les autres., Les fusils s’étaient

tus et les bombes n’explosaient plus.

Dans ce monde, j’avais vu des sourires sur tous les visages et personne ne

déprimait.

Ils n’y avait qu’une seule couleur de peau, la couleur de la vie. Un même

drapeau flottait au vent pour tous.

Des personnes m’ont certifiés que cet endroit existait. Mais pour m’y

rendre, il allait falloir que je marche longtemps car c’était très loin.

 
On m’avait bien  expliqué que le périple était très dangereux, que certains

s’étaient perdus et étaient morts de faim et de soif en route. Qu’il allait

falloir que je parcours une bonne partie de la terre pour trouver cet endroit.

 

Je décidais donc de partir seul  accompagné uniquement de mon vélo.

Je marchais donc durant des jours et des jours, ma bicyclette à la main,

traversant villes et villages. L’itinéraire était triste.

Ce qui me surprit le plus, c’était de voir autant d’enfants aussi maigres qui

ne jouaient pas. Ils erraient dans des champs remplis de mines.

A tout moment, ils pouvaient être désintégrés par une explosion.

 Mais n’avaient-ils pas d’écoles pour les accueillir et n’avaient-ils rien à

manger ?

Il ne faisait pas bon devenir vieux dans ces contrées et on n’y devenait pas

vieux.

La peur me saisie comme une main puissante vous saisie à la gorge.

La terreur aidant, je me mis à courrir pour fuir ce monde de haine ou

comme dans un ring, tous les coups étaient permis.

Je courais donc pour fuir mais je restais là,  sur place car ne parvenais pas à

avancer malgré de longues foulées.

Imaginez mon désarroi, mon front ruisselait de sueur.

Puis… je me réveillais…!

Ce n’était qu’un rêve !

 

 Observant à nouveau ma rue il me sembla que l’éclairage jetaità présent des

ombres inquiétantes sur les murs.

Me faisais-je à présent des films ?

Un rôdeur à la mine patibulaire allait-il se diriger Là, soudainement sous

mes fenêtres un couteau à la main et le placer sous mon cou pour me

demander ma carte bleue ainsi que son code secret ?

Je blêmi et je senti mes genoux s’entrechoquer ainsi que mes dents se

mettre à claquer.

Aurais-je peur ? Mais non, je n’ai pas peur, j’ai juste quelques frissons sans

doute dus à la fraîcheur nocturne…

Néanmoins, je décidais de fermer les volets sans délai.

On ne sais jamais, peut-être que le chef de la bande est resté embusqué dans

un coin…

Et puis, il me semble avoir vu une ombre dans l’obscurité…

Non… plutôt deux ombres…

N »étaient-ils pas plutôt trois ?

Abasourdis,  je m’asseyais sur le lit.

Il n’y a pas à dire, nous vivons VRAIMENT dans un monde de fous.

A la télé que je venais d’allumer histoire de tuer le temps, ils passaient un

film de gangsters.

C’en était trop, il fallait que je dorme.

Je m’assurais que la porte d’entrée était bien fermée.

Le rouleau à pâtisserie sous le bras, je m’allongeais enfin dans mon lit.

Plaquant l’oreiller sur mes oreilles, je fermais les yeux.

… 1018 … 1019 … 1020… Et je ne dormais toujours pas !

Quand on a la poisse, on a vraiment la poisse…

J’allais être frais et dispo pour aller au boulot le lendemain matin.

Heureusement, je suis fonctionnaire…

Et les fonctionnaires ne sont pas là pour travailler.

Ils ne sont là QUE pour toucher un salaire.